Gestion des conflits au travail : les techniques et erreurs fréquentes

par | 18 août 2026

La gestion des conflits est certainement l'une des compétences les plus précieuses en management, pourtant souvent négligée. Dans cet article, Osiris vous invite à explorer les aspects parfois méconnus de la gestion des conflits, à mieux comprendre le rôle du manager dans la résolution des tensions issues des désaccords, et à découvrir des techniques concrètes et efficaces pour apaiser et gérer les conflits internes.
 

Sommaire

Comprendre les vraies causes des conflits au travail

Avant de résoudre un conflit, il faut en identifier les origines profondes. Contrairement aux idées reçues, les conflits ne sont que rarement liés à un simple problème de personnes. Ils sont bien souvent le symptôme d’un désalignement plus large.

Comme le dit l’entrepreneur à succès Christophe Aulnette dans le podcast Chiche « Ce qui crée de la tension, ce n’est pas le désaccord, c’est l’absence d’espace pour le dire. »

Différences de personnalité et de valeurs

Les divergences de personnalité et de valeurs constituent l'une des sources majeures de friction dans l'environnement professionnel. Six actifs sur dix signalent être exposés à des conflits de valeurs dans leur travail. Ces différences deviennent problématiques lorsqu'elles ne sont pas reconnues ou respectées. Certains sont plus directs, d'autres plus sensibles ; ainsi, ce qui est perçu comme une remarque neutre par l'un peut être vécu comme une attaque par l'autre.

Les conflits humains découlent souvent des différences de personnalités, de croyances et de styles de communication incompatibles. Par exemple, des personnalités dominantes peuvent se heurter aux introverties dans leurs façons d'interagir, créant des situations de blocage professionnel. Ce phénomène s'intensifie dans les environnements stressants, où chacun revient à ses comportements fondamentaux.

De même, les conflits de valeurs surviennent lorsque les exigences éthiques d'une organisation heurtent les convictions personnelles d'un collaborateur. Par conséquent, les dilemmes éthiques peuvent générer culpabilité et malaise, affectant profondément l'engagement des salariés, surtout lorsque ces situations sont répétées ou banalisées par l'organisation.

Manque de clarté dans les rôles

L'ambiguïté des rôles crée une confusion profonde au sein des équipes. Quand un rôle ou un processus n'est pas clairement défini, plusieurs employés peuvent réaliser des activités en doublon, ou au contraire, aucun ne les prend en charge. Ces situations engendrent des différends qui, non résolus, peuvent se transformer en véritables affrontements.

Lorsque les responsabilités ne sont pas clairement définies ou se chevauchent, cela crée des zones d'incertitude ou de rivalité. Des salariés peuvent alors se sentir envahis dans leurs prérogatives ou, à l'inverse, abandonnés face à certaines tâches. Cette ambiguïté favorise les malentendus et les tensions sur le périmètre d'action de chacun.

Ce flou organisationnel est particulièrement problématique lors des périodes de changement ou de restructuration. Il devient alors essentiel d'établir des procédures formelles et transparentes qui éliminent les chevauchements de tâches pour prévenir les malentendus et encourager une collaboration harmonieuse.

Comportements toxiques ou passifs-agressifs

Un environnement professionnel peut être considérablement détérioré par la présence d'individus aux comportements toxiques. Selon une étude SHRM 2023, 32% des départs volontaires sont liés à un environnement de travail toxique, et 70% des salariés se sentent insuffisamment protégés par leur employeur face à ces situations.

Ces comportements toxiques se manifestent de diverses manières : commentaires dévalorisants déguisés en humour, stratégies d'isolement, tendance à minimiser les autres, accaparement du crédit, ou sabotage subtil.

Bien que parfois insidieuse, cette toxicité s'exprime également à travers des signes reconnaissables : difficulté à contenir ses émotions, conviction d'avoir toujours raison, ou rejet systématique de la faute sur les autres.

Dans le monde professionnel actuel, l'hostilité passive-agressive peut ravager une dynamique d'équipe, compromettre les initiatives et, finalement, freiner l'innovation. Ces mécanismes ne relèvent pas nécessairement de personnalités pathologiques, mais plutôt de contextes organisationnels qui peuvent légitimer certaines formes de violence.

Comprendre ces causes profondes constitue la première étape d'une gestion efficace des conflits. Sans cette analyse, on risque de traiter uniquement les symptômes visibles plutôt que les racines du problème, avec un risque important de résurgence ultérieure des tensions.

Pour aller plus loin dans la gestion des conflits et développer un management plus clairvoyant, la formation « Management de Soi et des autres » proposée par Osiris accompagne les managers dans un travail en profondeur sur la connaissance de soi, les compétences relationnelles et l’incarnation des valeurs de l’entreprise.
Ce parcours permet de mieux comprendre ses modes de fonctionnement, d’adopter une posture managériale alignée et de gérer les désaccords avec plus de justesse.

Les erreurs fréquentes dans la gestion des conflits

Face aux tensions professionnelles, nombreux sont les managers qui adoptent des comportements contre-productifs. Ces erreurs peuvent transformer un simple désaccord en conflit majeur, affectant durablement l'équilibre de toute l'équipe.

Ignorer le conflit en espérant qu'il disparaisse

L'évitement est sans doute la réaction la plus commune et la plus néfaste face aux frictions au bureau. Pourtant, ignorer un désaccord professionnel entraîne une perte de productivité estimée à 30% dans certaines équipes. Cette stratégie d'autruche, souvent motivée par la peur de la confrontation ou le manque de savoir-faire en gestion des conflits, s'avère particulièrement coûteuse.

Comme Christophe de Becdelievre dit : « Ce qui n’est pas dit finit toujours par s’exprimer, mais rarement de la bonne façon. »

Dans une grande majorité des cas, l'absence de résolution entraîne une augmentation du turnover et un recours accru aux arrêts maladie. Un conflit mal géré provoque rapidement d'importants effets négatifs : baisse de productivité, absentéisme et détérioration du climat de travail.

Sous la surface apparemment tranquille, le conflit ignoré gagne du terrain silencieusement. Le quotidien s'installe alors dans une neutralité factice, tandis que la tension, invisible mais bien présente, fissure chaque jour davantage la cohésion d'équipe. Par conséquent, ce qui semblait anodin initialement peut s'envenimer considérablement et causer encore plus de dégâts.

Écoutez le podcast Chiche avec Christophe de Becdelievre et notre coach associé Osirirs Marc Jaugey : Quand les collaborateurs redéfinissent les règles du jeu.

Ne pas distinguer ‘‘conflit de tâche’’ et ‘‘conflit de relation’’

Le conflit de tâche, également appelé conflit de travail, se définit comme un désaccord entre les membres d’un groupe ou d’une équipe concernant le contenu des tâches à accomplir, les objectifs à atteindre ou les méthodes à employer pour y parvenir. Ce type de conflit est centré sur les aspects opérationnels et organisationnels, et peut émerger en raison de divergences d’opinions sur la répartition des responsabilités, la priorisation des actions ou la manière d’exécuter une mission. Selon la typologie établie par Jehn (1997), le conflit de tâche, bien que potentiellement source de tensions, peut aussi jouer un rôle constructif en stimulant la créativité et en favorisant la recherche de solutions innovantes au sein des équipes.

Le conflit de relation, quant à lui, concerne les tensions interpersonnelles et les désaccords liés aux comportements, aux valeurs, aux perceptions ou aux émotions entre les individus. Il se manifeste par des incompréhensions, des malentendus, des rivalités ou des luttes de pouvoir, et peut dégrader la qualité des interactions et la cohésion du groupe. Contrairement au conflit de tâche, qui porte sur le travail lui-même, le conflit de relation touche à la dynamique humaine et à la manière dont les personnes se perçoivent et interagissent entre elles. Il est souvent considéré comme plus destructeur, car il peut nuire à la confiance et à la collaboration, et nécessite une gestion particulière pour éviter une escalade des tensions. Source : Gardet E., Gandia R. (2014), « L’influence du type de conflit sur les modalités de résolution de conflits au sein de réseaux d’innovation », Revue Française de Gestion, cité dans Cairn.info

Pour Valérie Van den Bossche, dirigeante associée chez Osiris, traiter de la même manière un conflit de tâche et un conflit de relation expose une équipe à plusieurs risques majeurs pour sa dynamique et sa performance : la détérioration des relations interpersonnelles jusqu’à l’escalade qui peut générer du turn-over, et une baisse de la productivité et de la créativité.

Un conflit de relation, s’il est géré comme un simple désaccord sur une tâche ou un processus (par exemple, en imposant une solution technique ou organisationnelle sans aborder les tensions émotionnelles ou les malentendus), peut vite s’aggraver. Les membres de l’équipe peuvent se sentir incompris, non écoutés ou dévalorisés, ce qui renforce les ressentiments et réduit la confiance mutuelle. À terme, cela peut mener à un climat de travail toxique, marqué par l’évitement, le désengagement ou même des comportements de harcèlement.

De plus, un conflit de tâche peut très vite se transformer en ou se confondre avec un conflit de relation. Les dissocier exige des qualités d’écoute, de neutralité bienveillante, et une connaissance des types de personnalité qu’ont les coachs professionnels. Il est important de savoir quand faire intervenir une tierce personne qui a la confiance des 2 parties en conflit, quitte à se tourner vers un processus de médiation.

Prendre parti trop rapidement

Une autre erreur fréquente consiste à trancher précipitamment en faveur d'un collaborateur. Cette approche produit inévitablement un gagnant et un perdant. Bien que tentante pour résoudre rapidement la situation, cette attitude génère des effets pervers durables.

En prenant position trop vite, le manager favorise l'esprit de clan dans l'équipe et encourage une stratégie de séduction. L'objectif de certains collaborateurs devient alors d'influencer le manager pour qu'il se positionne systématiquement de leur côté lors des prochains différends. Nos préférences cognitives peuvent nous jouer des tours. Une personne qui peut avoir tendance à donner son opinion très vite pour clôturer le sujet au plus vite et passer à l’action. A l’inverse d’autres préfèrent peut-être ne pas intervenir par prudence, pudeur ou manque de conviction.

Le rôle du manager n'est pas de déterminer qui a raison ou tort, mais plutôt de s'assurer que les parties parviennent à des compromis. Prendre parti pendant le conflit compromet la position d'arbitre neutre essentielle à toute résolution efficace.

Réagir à chaud sans recul

Intervenir sous le coup de l'émotion constitue une troisième erreur majeure dans la gestion des conflits professionnels. Réagir dans le feu de l'action, sous l'emprise des émotions, risque d'aggraver considérablement la situation.

Lorsqu'une émotion intense surgit, la première règle est de ne pas réagir immédiatement. Si vous réagissez instantanément, votre colère risque de prendre le dessus et de détourner l'attention de l'objectif principal de résolution.

Il est préférable d'attendre que la poussière retombe et que les esprits se calment un peu. Cependant, ne laissez pas passer plusieurs jours ou semaines avant d'agir. Ce délai raisonnable permet au manager de mieux comprendre les origines du conflit et d'intervenir avec plus de sérénité.

En évitant ces trois erreurs fondamentales, vous augmenterez significativement vos chances de résoudre efficacement les conflits au travail. Néanmoins, la compétence en gestion des conflits ne s'acquiert pas du jour au lendemain, elle demande pratique, patience et une bonne connaissance des techniques de résolution que nous aborderons dans la section suivante.

Techniques efficaces mais peu connues pour désamorcer un conflit

Connaître les causes et éviter les erreurs ne suffit pas, il faut aussi maîtriser les techniques spécifiques qui désamorcent efficacement les conflits. Voici quatre approches peu connues mais particulièrement efficaces pour apaiser les tensions professionnelles.

Utiliser la méthode DESC pour structurer le dialogue

La méthode DESC, développée par Sharon et Gordon Bower dans les années 70, offre un cadre structuré qui transforme une confrontation en dialogue constructif. Cette approche en quatre étapes permet d'exprimer clairement un désaccord sans créer de conflit supplémentaire:

  • Décrire objectivement les faits sans jugement ni interprétation
  • Exprimer vos émotions et préoccupations en utilisant le "je"
  • Spécifier clairement vos attentes et les solutions proposées
  • Conclure positivement en soulignant les bénéfices mutuels

L'efficacité de cette méthode repose sur l'utilisation du "je" plutôt que du "tu" accusateur, ce qui permet d'assumer la responsabilité de vos propos sans mettre votre interlocuteur sur la défensive. Par exemple, au lieu de dire "Tu m'agaces quand tu ne réponds pas au téléphone", préférez "Je suis agacé quand tu ne réponds pas au téléphone".

Parler doucement pour apaiser les tensions

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, baisser la voix plutôt que l'élever lorsque la tension monte transforme immédiatement la dynamique du conflit. Cette technique contre-intuitive force l'interlocuteur à se calmer pour vous entendre et ramène chacun à l'écoute.

Concrètement, prenez de grandes respirations, respectez des silences et adoptez un rythme plus lent pour parler plus doucement. Cette technique simple mais puissante contraint même les personnalités les plus virulentes à redescendre d'un cran.

Impliquer l'équipe dans la création des règles

Associer l'ensemble de l'équipe à l'établissement des règles de fonctionnement collectif est une stratégie préventive efficace. Pour impliquer tous les membres dans la résolution des conflits, il est bénéfique de promouvoir une culture de transparence et de communication ouverte.

Organiser des sessions de brainstorming où chaque membre peut proposer des solutions favorise l'engagement collectif.

Cette approche a deux avantages majeurs:

  • elle prévient les futures tensions en clarifiant les attentes mutuelles,
  • elle responsabilise chacun face aux règles qu'il a lui-même contribué à élaborer.

Valoriser les points d'accord avant d'aborder les désaccords

Avant de débuter toute médiation, mettez d'abord l'accent sur les points de convergence. Listez les aspects sur lesquels les deux parties s'entendent et ne laissez pas les désaccords, souvent minimes en comparaison, prendre une place disproportionnée.

Cette technique psychologique efficace repose sur un principe simple: rappeler les succès partagés et les objectifs communs crée une base positive pour la discussion. Ainsi, les protagonistes réalisent qu'ils ont tous deux intérêt à trouver une solution pour aller de l'avant.

Valoriser les compétences professionnelles des personnes impliquées apporte également une énergie positive à l'entretien de gestion de conflit. Le climat devient ainsi moins hostile et davantage ouvert à la discussion, ce qui favorise la recherche de compromis durables.

Ces quatre techniques, bien que peu connues, constituent des outils précieux pour tout manager souhaitant transformer un conflit en opportunité de dialogue. Avec de la pratique, elles permettent non seulement de résoudre les tensions existantes, mais également de renforcer la cohésion d'équipe sur le long terme.

À lire également : comment manager une équipe ?

Le rôle du manager dans la gestion des conflits en entreprise

Au sein d'une entreprise, le manager occupe une position stratégique dans la prévention et la résolution des conflits. Son intervention proactive est essentielle pour éviter que les tensions ne s'enveniment et n'affectent durablement la dynamique d'équipe. Ce rôle exige des compétences spécifiques qui vont bien au-delà de la simple autorité hiérarchique.

Créer un climat de confiance

La prévention des conflits passe avant tout par un management clair, bienveillant et à l'écoute. Pour instaurer un climat de confiance durable, le manager doit favoriser une communication transparente et régulière. Les temps collectifs officiels, comme les réunions d'équipe, sont indispensables pour apprécier "le climat" au sein du collectif de travail.

Au-delà des échanges formels, proposer des moments informels (déjeuner, café) permet de mieux connaître chaque individualité et de comprendre les différents modes de fonctionnement. Cette approche de proximité permet d'identifier rapidement les signaux faibles de tension avant qu'ils ne dégénèrent en conflit ouvert.

Rester neutre et professionnel

Face à un conflit déclaré, l'exemplarité et l'impartialité du manager sont déterminantes. Prendre du recul, rester neutre et calme, en privilégiant l'écoute active a un effet apaisant sur les collaborateurs qui seront naturellement influencés par cette attitude.

Cependant, une majorité des tensions naissent d'une mauvaise communication. Le manager doit donc servir de catalyseur et médiateur, en intervenant de manière proactive. Il est essentiel d'éviter de prendre parti trop rapidement, ce qui risquerait de compromettre la position d'arbitre neutre essentielle à toute résolution efficace. La neutralité est un prérequis pour réussir toute médiation.

Savoir quand faire appel à un médiateur externe

Parfois, l'intervention d'un tiers devient nécessaire, notamment lorsque les positions sont figées, quand le conflit a un impact fort sur l'équipe, ou en cas de situation récurrente ou émotionnellement chargée.

Le manager ne doit pas s'isoler et considérer qu'il doit traiter en toute autonomie une situation délicate. Il peut solliciter son responsable hiérarchique, un référent RH, ou même les acteurs médicaux sociaux si nécessaire.

Le recours à un médiateur externe est particulièrement recommandé ! Il garantit une totale neutralité et permet de traiter les causes profondes du conflit, tandis que son intervention précoce évite l'aggravation de la situation. Cette démarche responsabilise et autonomise les agents individuellement sur leurs actes et collectivement sur leur manière de travailler ensemble.

Prévenir les conflits avant qu’ils n’éclatent

Comme le dit l'adage, mieux vaut prévenir que guérir ! Un principe particulièrement pertinent dans la gestion des conflits professionnels. Anticiper les tensions permet d'éviter jusqu'à 80% des conflits ouverts au sein des équipes. Voici trois stratégies préventives essentielles pour maintenir un climat de travail serein.

Mettre en place des feedbacks réguliers

Instaurer un système de feedback structuré constitue un puissant outil préventif. Des échanges programmés entre collaborateurs et managers, à fréquence mensuelle ou trimestrielle, permettent d'aborder les difficultés avant qu'elles ne s'aggravent. Ces sessions offrent un espace sécurisé où chacun peut exprimer ses préoccupations sans crainte.

Pour être véritablement efficace, le feedback doit être bidirectionnel. Par ailleurs, il doit suivre certains principes clés : être spécifique plutôt que général, descriptif plutôt que jugeant, et orienté vers des solutions concrètes.

Favoriser l'écoute active au quotidien

L'écoute active représente bien plus qu'une simple compétence, c'est une véritable philosophie de management. Elle implique de prêter attention non seulement aux mots prononcés, mais également aux émotions sous-jacentes et au langage corporel.

En pratique, cette approche se manifeste par des questions ouvertes, des reformulations, et une attention totale lors des échanges. D’ailleurs, valoriser les différents points de vue au sein de l'équipe crée un environnement où chacun se sent respecté et entendu, réduisant ainsi les risques d'incompréhension et de ressentiment.

Identifier les signaux faibles de tension

Détecter précocement les signes avant-coureurs de conflit nécessite une observation attentive.

Parmi ces signaux d'alerte :

  • changements d'attitude soudains,
  • retards inhabituels,
  • communication réduite,
  • ou encore évitement entre collègues.

Un manager vigilant remarquera ces modifications subtiles et interviendra avec tact. Néanmoins, cette détection précoce n'est efficace que si elle s'accompagne d'une action rapide et appropriée. Établir un cadre de discussion neutre et confidentiel permettra d'explorer ces tensions naissantes avant qu'elles ne deviennent incontrôlables.