Il se trouve que sur la route de retour de vacances prises dans le Mercantour j’ai pu faire deux expériences successives et contradictoires.
Le passage du Tour de France m’a obligé à prendre un itinéraire compliqué – passant par mon pays natal, les gorges du Verdon. Ce qui donne le loisir d’écouter la radio. J’ai entendu un député européen dont je n’ai pas retenu le nom expliquer de façon précise et convaincante comment l’élevage industriel occidental entrainait directement la déforestation de l’Amazonie pour fournir les protéines végétales nécessaires à la « fabrication » des protéines animales que nous réclamons. Sachant qu’il faut 7 protéines végétales pour une animale – nous courons droit à une catastrophe écologique. À quoi il convient d’ajouter que de toute façon nous consommons (en Occident) trop de protéines animales.
Le lendemain, nouvel itinéraire compliqué (8 heures pour faire Lyon-Vernou) en raison cette fois des barrages d’éleveurs. Tout aussi convaincus de leur bon droit, les éleveurs réclamaient des aides pour développer leur compétitivité – donc plus de nourriture prise en Amazonie pour un élevage industriel. Faute de quoi, un pan de l’agriculture française risquait de s’effondrer.
Je me suis demandé comment Manuel Valls et Stéphane Le Foll pouvaient trouver un Moi Conscient au milieu de tout ça… Beau défi pour un coach !